Environnementaux :



Depuis 2023, l'OMI développe une stratégie en vue de réduire les gaz à effet de serre (GES) pour tous les navires de commerce de plus de 400 UMS avec notamment la mise en place d'outils comme :


- CII (carbon intensity indicator) : il évalue l'efficacité opérationnelle des navires en tenant compte de la quantité de CO2 émise par tonne de marchandise transportée et par mille parcouru.

Il est représenté par une notation annuelle des navires qui s'effectue avec des lettres (A, B, C, D & E) en fonction de la réalisation de leurs objectifs.


- EEXI (energy efficiency existing ship index) : il indique l'efficacité énergétique initiale d'un navire.

En cas de dépassement du seuil fixé par l'OMI, le navire doit apporter des modifications (en général, limitation de puissance propulsive et de vitesse)




Les objectifs fixés par l'OMI s'échelonnent rapidement dans le temps :


En 2025 : mise en place d'une taxe carbone (ETS) sur les émissions de GES au-delà de certains seuils.


En 2030 : réduction des GES de 20% au minimum, objectif 30%.


En 2040 : déduction des GES de 70% au minimum, objectif 80%.



La neutralité carbone est prévue pour 2050 avec l'arrivée des carburants de synthèse et les carburants à cycle court.



Economiques :

 


Depuis 2008 (année de référence pour l'OMI), la production mondiale de pétrole ralentit. En 2025, le sommet de la courbe a été atteint et une diminution est prévue entre 2026 et 2030.


Depuis la crise du COVID en 2020, on observe une volonté globale de décarbonisation et le coût de la tonne de pétrole brut augmente progressivement.

Le coût du VLSFO (very low sulfur fuel oil) a doublé entre 2020 et 2025 ; il est en moyenne à 550€  la tonne.

Le passage de la Méditerranée en zone SECA impose une émission de souffre à 0,1% et favorise l'utilisation du MGO, en moyenne à 750€ la tonne


A noter les variation de coût très importantes (plus de 1300€  la tonne pour le MGO) lors de conflits impactant l'énergie (Ukraine, Iran).






 

Stratégiques :



Le mode ECO améliore l'efficacité globale du système propulsif et génère par conséquent des vitesses plus élevée, ce qui permet :


- de réduire la consommation par mille parcouru (en moyenne 18% à ETA fixe).


-  de maintenir un avantage concurrentiel sur les horaires.


- de limiter le retard en cas d'indisponibilité d'un moteur principal.